3 questions à Christian Saguez, responsable du programme Mentorat d’Inria Alumni

Christian Saguez est ingénieur diplômé de l’École Centrale de Paris. Il a été notamment directeur des relations industrielles et internationales chez Inria, directeur général fondateur de la société SIMULOG et directeur des relations industrielles et des filiales du CNES (Centre National d’Études Spatiales). Il était également président de l’association Teratec (pôle européen de compétence en simulation numérique haute performance) et président du Consortium Scilab et vice-président de Scilab Enterprises.

Aujourd’hui, pour Inria Alumni, il gère le programme « Mentorat ». Un programme qui vise à favoriser les échanges et les synergies entre alumni, autour du thème de la création et du développement d’entreprises innovantes.

3 questions à Christian Saguez, un entrepreneur pas comme les autres !

Quel est l’objectif du programme « Mentorat » d’Inria alumni ?

Christian Saguez : « L’objectif général de ce programme mis en place au sein d’Inria Alumni est d’aider les futurs créateurs de start-up dans leur démarche tant technique que business et financière en utilisant le réseau relationnel et les compétences des membres du groupe. Il s’agit, en étroite relation avec Inria, d’apporter de manière pragmatique un soutien le plus utile possible pour accroitre la dynamique actuelle et aider au mieux les créateurs d’entreprise. »

Concrètement, quels types d’activités et de services seront proposés via ce programme ?

Christian Saguez : « Un parrain, issu d’Inria Alumni suivra et conseillera à sa demande au long de son parcours de créateur le futur entrepreneur. Les aides pourront porter sur des aspects très différents tels que : relecture critique de documents, définition de l’offre technique et du business model, étude de marché, business plan, mise en relation avec les organismes d’aide, avec les investisseurs financiers ou de potentiels partenaires technologiques . Mais ceci n’est pas exhaustif. Ces aides se feront selon des modalités spécifiques à chaque cas et dans le cadre d’un accord de totale confidentialité. »

Christian Saguez vous êtes vous même entrepreneur, que représente le partage de votre expérience aux plus jeunes entrepreneurs ou chercheurs ?

Christian Saguez : « Ayant crée la première start-up issue d’Inria et de nombreuses autres depuis, je trouve naturel d’aider à apporter en retour l’aide la mieux adaptée pour développer une dynamique entrepreneuriale qui fait partie des missions de l’institut et est essentielle pour notre pays. »

Vous souhaitez bénéficier de l’expérience d’un « ancien » ayant déjà fait ce parcours ? Vous êtes prêt à jouer le rôle de Mentor ?
Faites-vous connaître auprès d’info@inria-alumni.fr

Décès d’Amine Hassim et Antoinette Theis

  • Amine Hassim est brutalement décédé le 14 octobre. Amine Hassim a commencé sa carrière de chercheur chez Inria à la fin des années 70, avec des contributions pionnières en homogénéisation numérique. Puis au début des années 2000, il s’oriente vers les relations industrielles et la valorisation, dont il assure la responsabilité pour le centre de Rocquencourt. Collègue respecté, il a contribué à monter un nombre impressionnant de contrats et de collaborations, académiques ou industrielles. 
  • La carrière d’Antoinette Theis à l’institut commence en 1971, lorsqu’elle fut recrutée par J.L. Lions, alors directeur du Laboria au sein d’Iria, sur sa connaissance de l’anglais et ses compétences d’organisation. Antoinette Theis avait décidé de reprendre une vie professionnelle après avoir élevé ses 6 enfants.
     

    Antoinette Theis a vécu la transformation de l’Iria en Inria avec la question cruciale de la décentralisation; elle a accompagné le développement à l’international ainsi que le développement des relations avec les les industriels français. Lorsque le professeur Lions a été nommé Président du CNES, il lui a demandé de l’accompagner, car il appréciait ses qualités de collaboratrice particulièrement efficace.
     

    De nos jours, un bon nombre d’assistantes d’équipes de recherche se souviennent d’elle comme leur formatrice. Beaucoup de chercheurs et de professeurs ont gardé le souvenir d’une personne toujours à l’écoute, de bon conseil, qui pouvait leur taper leurs publications de manière extrêmement fiable et rapide sur les vieilles machines à écrire IBM à boule. Elle a accueilli avec beaucoup de chaleur un grand nombre de chercheurs étrangers qui arrivaient un peu perdus en France et à Rocquencourt. Son écoute, son accueil et ses conseils étaient reconnus et appréciés de tous.
    Antoinette Theis s’est éteinte le 10 octobre 2015 à l’âge de 92 ans.