Les réunions du Club #6

La 6è rencontre du Club s’est tenue le 6 Février 2018 avec une audience parisienne et à distance.  La présentation a été animée par Julie Dumortier (Président du Groupe Metrixware) sur la façon d’appréhender le marché méconnu de la modernisation du ‘legacy’.
 
Julie a tout d’abord expliqué l’origine d’une société active depuis 22 ans, son repositionnement en 2014, et sa vision de ce secteur qui a un potentiel en croissance, encore pour de nombreuses années !

En effet l’obsolescence des systèmes d’informations augmente avec le nombre de systèmes déployés et des langages et plateformes utilisés. L’obsolescence diminue le potentiel de croissance des entreprises, ralentie l’intégration des innovations ou des évolutions justes nécessaires, et pose des problèmes de compétences sur les profils recherchés. Et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle Metrixware emploie une majorité d’ingénieurs ayant une ancienneté à l’épreuve des nombreux défis à relever !

Nous avons aussi découvert aux détours de ses explications l’ensemble des technologies qui sont au cœurs de cette approche automatisée très concrète. Le fort potentiel technologique permet à la fois de faire des diagnostics rapides et de prendre en charge les évolutions nécessaires sans pouvoir toucher parfois aux codes ‘primitifs’ de ses clients comme avec la technologie du Revamping (transformation automatique des flux écrans/clavier pour adresser les smartphones et les tablettes).
 
Nous retiendrons de cette séance plusieurs démarches pratiques pouvant être partagées avec les entreprises du Club :

  • La proposition méthodique et part étapes jalonnées pour faire une offre et commencer à travailler avec un client. Il faut que le client puisse mesurer très rapidement et objectivement les retours de la solution déployée.
  • Plus largement, comprendre d’une façon très globale le problème des clients est un des facteurs clés de réussite :
    • derrière un besoin technique, se cache d’autres enjeux, que ce soit au niveau RH ou au niveau des coûts de maintenance des applications, et c’est souvent par là que le vrai sujet est identifié
    • définir une road map R&D à court et moyen terme ne suffit pas, il faut aussi comprendre la finalité des besoins du client, pour justement identifier les priorités dans un cadre plus global.
Et comme Julie a beaucoup plus qu’une expérience à partager, elle nous a aussi parlé du fonds d’investissement qu’elle a monté et du réseau de mentors associés.

3 questions à Damien Martin-Guillerez, Ingénieur logiciel chez Google

Quel est votre parcours ?

« Après des études en informatique à l’antenne de Bretagne de l’ENS Cachan (maintenant ENS Rennes), j’ai été doctorant dans l’équipe ACES d’Inria Rennes. Suite à l’obtention de mon doctorat en 2009, j’ai passé un court moment dans une petite entreprise de Dijon, qui développe des outils de gestion pour les cabinets médicaux. J’ai ensuite fait un post-doctorat de 14 mois au LAAS-CNRS dans le groupe TSF avant de rejoindre Inria à nouveau, en tant qu’Ingénieur de Recherche, à Bordeaux en 2010. Une expérience qui s’est terminée par un projet de création d’entreprise : iQSpot. Après près de 4 ans passés dans le sud-ouest de la France, j’ai rejoint Google en tant qu’ingénieur logiciel en 2014, pour suivre ma femme en Allemagne où j’ai travaillé sur le logiciel Bazel. »

Quel est votre premier souvenir numérique ?

« J’avais 4 ou 5 ans, mon grand-père, un ingénieur qui bidouillait beaucoup en électronique, avait ramené un IBM PC XT (10Mo de disque dur !) à la maison. Je ne me souviens plus de grand-chose et j’avoue que je ne devais pas comprendre comment fonctionnait cette machine. En revanche, je me souviens avoir su très tôt que je ferai carrière dans l’informatique. »

Quels souvenirs gardez-vous d’Inria ?

« J’ai fait deux passage très différents à Inria : en tant que Doctorant et Ingénieur de Recherche. Mon doctorat s’est passé à une époque où l’institut grandissait vite, alors que quand je suis parti en 2014, les restrictions budgétaires étaient dans toutes les têtes. Mais durant toute ma période à Inria, l’institut a toujours pu offrir les moyens nécessaires pour effectuer une recherche de qualité (et les développements associés).

Au sein d’Inria, j’ai participé à de nombreux projets très intéressants (restaurer une tache après la défaillance d’un robot dans une flotte de robots collaboratifs, reproduire les mouvements humains captés par un Kinect sur une plateforme robotique, contrôler via une plateforme cloud d’installation domotique, connecter un environnement virtuel à une interface cerveau ordinateur, …) et tout cela avec une grande liberté de travail.

Je pense que la particularité de cet institut de recherche, c’est les moyens alloués : j’ai toujours pu mener des projets de recherche aboutis et les développer dans des conditions de travail optimales. »