Les réunions du Club #9

Inria Business Club continue ses rencontres devenues mensuelles pour accélérer les retours d’expériences entre ses membres, et la rencontre de novembre animée par François Bancilhon Sidetrade avec des interventions ‘expertes’ de Stéphane Donikian (Golaem) a été très dynamique !

François a présenté les principales opportunités françaises et européennes en soulignant les forces et faiblesses de chacune.

Il peut en effet y avoir un risque de dispersion par rapport à la stratégie des entreprises, il s’agit donc d’identifier le meilleur support au cas par cas.

Nous avions au préalable interrogé les membres du club pour recenser leurs expériences. Toutes ces opportunités ont été adressées par plusieurs d’entre eux. Ainsi, les plus expérimentés et les experts comme Stéphane ont pu partager leurs retours.

En définitive, le Club aime les appels simples où la possibilité d’interagir directement avec les ‘évaluateurs’ donne les meilleurs résultats, ce qui permet très tôt de savoir si l’effort qui doit être consacré à monter le projet est sur de bons rails.

Le sujet de se faire accompagner dans la soumission de projets par des sociétés de conseils spécialisées a été discuté. Nous allons regarder si nous pouvons en faire pitcher quelques unes pour mesurer l’intérêt de cette approche.

Plus d’informations sur le club

Rencontre avec Pierre Béal co-fondateur de NUMTECH

Pierre Béal est docteur en Mathématiques Appliquées et co-fondateur de la société NUMTECH (spécialisée dans le développement de logiciels de surveillance et de prévision de la qualité de l’air). Il est en outre co-fondateur de la société Weather Measures (météorologie pour l’agriculture) et de la société Ambiciti (spin off de Inria).
Membre du conseil d’administration de Ter@tec, à l’initiative des associations Auvergne TIC et E2IA  (promotion des savoirs faire de la région Auvergne dans le domaines des TIC et de l’environnment), il est également, depuis 2009, Conseiller du Commerce Extérieur de la France.

Quelle est votre perception des enjeux prédominants pour l’environnement ?

« La préservation des écosystèmes naturels dans lesquels évolue l’espèce humaine devient une priorité pour notre société. Cette préservation passe évidemment par une parfaite connaissance de ces derniers. Dans ce domaine, les technologies numériques (que ce soit le hardware ou le software) ont, historiquement, toujours eu un impact important. »

Quels seraient les leviers d’actions ou de projets à développer ?

« Que ce soit le développement de capteurs de plus en plus sophistiqués, de modèles informatiques de plus en plus poussés et de technologies d’analyses de données de plus en plus performantes, ces avancées technologiques ont contribué à cette connaissance, étape nécessaire à des actions de préservations.

Mais loin d’avoir donné toute leur puissance, ces différents outils ont encore un rôle prépondérant à jouer dans la bataille pour la préservation de nos écosystèmes qui est en passe de s’engager. Intelligence artificielle, analyse de données, interfaces utilisateurs ou réalité augmentée vont avoir un rôle de premier plan dans la diffusion de cette connaissance et dans l’engagement citoyen qui va être nécessaire. »

En quoi les sciences du numérique peuvent elles contribuer ?

« Qui d’autre que les technologies numériques peut être capable de toucher des millions de personnes en même temps pour les faire agir dans un but commun : préserver les écosystèmes que nous allons laisser à nos enfants. Les technologies numériques devront être capable de tisser les liens qui uniront tous les enjeux futurs de l’espèce humaine : sa santé, son mode de vie et son écosystème. »