3 questions à Serge Abiteboul sur Terra Data, l’exposition qui parle de « nos vies à l’ère du numérique »

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Les données, c’est le sujet de l’exposition Terra Data qui se tient à la Cité des Sciences et qui est construite sur la base d’un parcours participatif pédagogique, accessible aux néophytes. Que savons-nous d’elles ? Comment agissent-elles sur le monde ? Pour en savoir plus, nous avons interviewé Serge Abiteboul, Directeur de recherche Inria à l’Ecole Normale Supérieure de Paris et Commissaire scientifique de l’exposition.

Que représentent ces données et surtout pourquoi leur consacrer une exposition ?

© Inria / Photo C. Lebedinsk

« Ces données ne sont pas nouvelles, nous plaçons des données depuis des milliers d’années sur de nombreux supports. En revanche, ce qui est nouveau, c’est la présence de données numériques récoltées par des ordinateurs, téléphones, capteurs, applications, objets connectés… Nous produisons chaque jour plus de données qu’il n’en a été créé entre les débuts de l’humanité et l’an 2000. Toutes ces données s’entassent.

La volonté de créer une exposition sur ces données est liée à l’importance de parler de ces choses qui changent nos vies. Les gens ne comprennent pas encore assez ce qu’elles représentent. Par exemple, nous pouvons tirer des informations pertinentes de ces données, pour faire évoluer nos connaissances, les sciences, améliorer le fonctionnement de la société, l’économie, nos industries. »

A qui s’adresse cette exposition ?

« L’exposition a pour vocation de s’adresser à tout le monde : aux jeunes qui ont besoin de comprendre les enjeux de ces données mais aussi au moins jeunes qui n’ont pas eu la chance d’apprendre l’informatique à l’école. En bref, à tous les gens qui ont envie de comprendre le monde dans lequel ils vivent. »

Comment est-elle construite ?

« En ce qui concerne le parcours du visiteur, dans la première partie de l’exposition, nous proposons de découvrir ce qu’est une donnée. La seconde partie est une invitation à comprendre en quoi consiste l’analyse de ces données. Nous expliquons par exemple ce qu’est le big data. Le visiteur peut aussi découvrir comment la société s’est transformée depuis l’arrivée des nouvelles technologies et quels sont les risques qui accompagnent tous ces changements.

Quand on m’a demandé de participer à cette belle aventure, je me suis demandé comment représenter les données numériques, par nature immatérielles. Il faut souligner le talent des commissaires d’exposition, Pierre Duconseille et Françoise Vallas. Ils sont arrivés à trouver des représentations souvent très convaincantes, parfois très visuelles. Je pense notamment à l’image poétique de l’univers des données personnelles d’un individu, comme un halo, qu’on fait disparaître symboliquement en protégeant ces données. »

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