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Gestion des risques

Monday 19 January, 2015


Découvrez en vidéos les interventions d’Agnes Sulem (Inria Paris – Rocquencourt) et de Denis Talay (Inria Sophia Antipolis) lors de la dernière Jam Session “La gestion des risques, une science en construction”.


Agnès Sulem
,
Equipe-projet MATHRISK
, Inria Paris-Rocquencourt


Nouvelles directions de recherche en mathématiques
financières


Agnes Sulem est Directeur de Recherche Inria. Elle dirige l’équipe projet
MATHRISK

et le Consortium Premia dédié a la finance quantitative (
www.premia.fr

). Elle enseigne dans les programmes doctoraux de l’Universite Paris-Dauphine et de l’ Université du Luxemburg. Ses domaines de recherche sont l’analyse stochastique et numérique et les mathématiques financières. Elle est l’auteur de 2 livres et plus de 80 articles de recherche. Elle a dirigé une quinzaine de thèses de doctorat et est éditeur associé des journaux SIAM Journal on Financial Mathematics, Journal of Stochastic Analysis et Journal of Mathematical Analysis and Applications.
Elle est egalement titulaire d’un Premier Prix de Violon et de Musique de Chambre du Conservatoire National Superieur de Musique de Paris, et poursuit une carriere musicale comme Premier Violon du Quatuor Rosamonde. (www.quatuorrosamonde.com).

” Depuis la publication de l’article de Black et Scholes et l’ouverture du premier marché organisé d’options à Chicago en 1973, et malgré des crises sporadiques finalement facilement absorbées, la finance de marché s’est développé de façon quasi exponentielle. La crise de 2008, d’une tout autre nature que les précédentes, a remis en cause l’existence même de certains produits dérivés, tout particulièrement les dérivés de crédits. Le paradigme de réplication parfaite, qui a fait le succès du modèle de type Black et Scholes, est remis en cause, en particulier, par les effets de manque de liquidité. La recherche en finance quantitative s’est ainsi déplacé vers des modèles incomplets, multidimensionnels plus réalistes mais s’éloignant du “paradi(gme) perdu” de la couverture parfaite. Par ailleurs, cette crise a mis en évidence un risque systémique dû à la forte dépendance des institutions financières entre elles. La faillite d’une banque peut entraîner par effet de réseau de multiple défaillances dans d’autres institutions au point de menacer l’équilibre global. En parallèle, s’est développé un phénomène de déréglementation de l’organisation des bourses en elles même. Ceci, ainsi que les progrès des réseaux et la banalisation de la puissance de calcul de ordinateurs, a ouvert de nouvelles possibilités d’arbitrage sur les marchés en jouant sur échanges à très court terme, souvent via des automates de trading. Nous aborderons ces nouvelles thématiques et les nouveaux défis qu’ils entrainent en termes de modélisation, de développement mathématique et de calcul numérique.”


Denis Talay
, Inria Sophia Antipolis


Nouvelles questions scientifiques sur la notion de risque et l’évaluation des risques


Denis Talay a soutenu sa thèse à l’Université de Provence sous la direction d’É. Pardoux, puis son HDR en 1991. D. Talay est directeur de recherche Inria qu’il a intégré comme chercheur en 1983. Il y est actuellement responsable de l’équipe-projet TOSCA. En parallèle, il a été professeur chargé de cours à l’École Polytechnique pendant treize ans. Il a été président de la SMAI de 2006 à 2009, et en préside actuellement le conseil scientifique. Cette année il a été conférencier invité au congrès mondial des mathématiciens ICM2014. Il est spécialiste de la modélisation stochastique, des approches probabilistes des équations aux dérivées partielles, et des probabilités numériques.

” La notion de risque et l’évaluation des risques  induit des questions scientifiques nouvelles  liées à la formalisation de différentes notions de risque et à la définition même de modèles  mathématiques dans des applications en biologie, climatologie, finance de marché, ingénierie de pointe, où la modélisation n’est pas contrainte par l’observation, l’expérience  et des lois de conservation comme en physique classique. En particulier, il sera question de modélisations probabilistes et des liens entre leurs développements actuels avec les avancées les plus récentes dans divers champs des mathématiques et de l’informatique.”

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Monday 19 January, 2015

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